Homo homini lupus est

Homo homini lupus est

 

102.670 Talion – Brigitte Gilbau – Ed Lilys Edition – 2016 – 246 p – 🍟🍟🍟🍟🍟

Chers lectrices, chers lecteurs,

Il faut absolument que je vous parle d'un des livres que j'ai terminé cette semaine.
Bien qu'en quatre heures de lecture, maximum, vous l'aurez terminé, Brigitte Gilbau vous entrainera dans une aventure folle!

Je vous spoile déjà une chose : elle a réussi à me faire verser une larme au milieu de son roman et de me créer un ascenseur émotionnel!

Cette agitatrice de neurone, comme elle aime se faire apeller n'est pas à son coup d'essai.
Déjà avec "La quatrième fée", chronique avant ce blog sur ma page Facebook, que j'avais fort aimé…ici, elle a recidivé!

C'est elle…The Brigitte

Aussi bien recommencée que je sens qu'elle deviendra une des auteures pour lesquels j'attendrai ses nouveaux romans avec impatience!

Alors, si vous voulez connaitre la suite au sujet de ce roman thrillo-philosophique, mets ta rage au garage, tes envies de vengeance au placart…et suis moi!

J'y suis passé vingt grosses minutes sur cette couverture!
Un loup avec un oeil jaune à la Edward Cullen (oui, C'est absurde…chut stp!) est mis en évidence avec ce titre : "Talion"
Titre précédé de 102.670… vingt minutes…j'ai essayé de déchiffré, de trouver un code quelconque…rien!
Déjà, c'est intrigant!
Pourquoi "Talion", référence à la loi du même nom : Oeil pour Oeil, dent pour dent…(en gros, si tu me fais du mal ans un monde sans corrections, je t'enlèverai tes intestins, ta rate ton estomac avec mes dents! sympa, non?), vient-il se mélanger avec un chiffre, numéro…j'ai chercher vingt minutes….
Agitatrice de neurones, c'est ça que j'ai dit? Mwai…

 

 

Je ne vous révélerai pas ce qu'est ce nombre.. je vous laisserai le découvrir!

Pour vous faire un résumé de l'histoire, voici un petit résumé assez parlant :

Malade, Charles Depreez refuse l’acharnement thérapeutique et fera tout pour que ses dernières volontés soient respectées. 102.670, c’est la clé du secret que cet homme s’apprête à révéler à Florence, une auxiliaire de vie qu’il considère comme sa fille. Une révélation difficile à accepter pour cette jeune femme en proie à la violence conjugale.                     
 

Vous avez compris….il y aura des sujets intéressant à discuter avec l'auteur, mais aussi sujet à réflexion dans notre vie et celle des autres :

Peut-on rendre justice soi-même ? Avons-nous le droit de vie ou de mort sur les autres ? Œil pour œil, Florence sera entraînée dans la spirale d’une Loi vieille comme le monde: celle du Talion.

Copyright Charb

Je désire commencer par la plume de l'auteur : en trois mot : EFFICACE,  PRENANT, EMOTIONS!
En effet, notre agitatrice de neurones mérite son surnom : elle nous tient en haleine en nous faisant passer par plusieurs sentiments.

D'abord, nous découvrons Charles, attachant, amical, drôle, un grand enfant dans l'âme demandant juste d'être respecté.
Il nous fait penser automatiquement penser à une personne que l'on connait…

Ensuite c'est l'ascenseur émotionnel où apparaissent plusieurs sentiments les uns après les autres: l'empathie, la tristesse et le dégoût… et c'est fort! J'en ai même versé une larme car j'étais pris entre chagrin et déception!

On passe donc par tous les sentiments possible que l'on peut trouver dans une relation humaine!

Certaines actions de Charles semblent pardonnables mais nous font poser des questions quand à l'éthique : Une personne mourrant à le droit de tout? Quelle est la limite? Est-elle pardonnable même si elle va bientôt passer l'arme à gauche? Que peut-on pardonner ? Si nous sommes complices d'une manière ou d'une autre, comment doit-on réagir ?

Et pourtant, Charles est un protecteur…protecteur de ces sauvages sans éducation, sans scrupules, jemenfoutistes pronant leurs interêts avant toutes choses!
Bien qu'il soit âgé et mourrant,  il semble abandonné de la société…et semble donc sans contrôle…Idem pour d'autre protagoniste du roman.

Et un homme sans contrôle est un danger permanent tout en étant un danger potentiel pour les autres!
…Bref, sans contrôle…on arrive à la loi du plus fort…à "oeil pour oeil"..à la loi du Talion!

Bref, il y a plein de questions qui font que…ça fait tourner le ciboulot!

Florence, quand à elle, est une femme de son temps.
Bien que proie à la violence conjugale, nous avons l'impression qu'elle se laisse faire…qu'elle n'ose pas parler, dénoncer…même si cela parait tellement simple de le dire, rien ne parait plus compliquer que d'agir!
La rencontre entre Charles et Florence sera, pour notre héroïne, la possibilité de lacher ses mots pour évacuer tous ses maux!

Et il y a l'autre con, qui croit que tous lui est dû et qui se croit le plus fort….parce que c'est un con! 

Vous l'avez compris, on parlera de vengeance, de haine, de tristesse, de peine…

…mais aussi d'amour!

En effet, Charles est une personne superbe bien que mystérieux. Par la force des choses, il fait la découverte de Florence qu'il considérera au fond comme sa fille de part la relation qu'ils vont construire.
Il y a comme du temps à rattraper ! Comme si Florence était la fille que Charles n'avait jamais eu ! Comme si ils avaient une complicité à rattraper…une évidence!

Mais…Qu'attend-on de ses enfants : A ce qu'ils respectent nos volontés et qu'ils prennent soins de nous. Et que laisse-t-on à ses enfants une fois disparu? Ses souvenirs, ses biens, mais aussi ses secrets et cela…Florence le découvrira au fils du roman…même si rien ne la prépare à cela!
Charles est devenu un modèle pour Florence où, comme pour chaque famille, le schéma se répètera…

 

Comme une complicité d'une vie antérieure…

 

C'est donc dans un roman palpitant, prenant et bien ficelé que Brigitte Gilbau nous propose. Des sujets à philosopher sur la violence et la vengeances gratuite, tout en traitant les danger de notre société à ne pas traiter les dangers là où ils sont vraiment : la violence conjugale, mais aussi la justice trop lente/l'injustice…

Le point "un peu moins bien", un poil dommage, est que le déroulement final est déductible dès la moitié du roman, précisement où le secret du fameux "102.670" est dévoilé! Je ne me suis pas trompé…même si la fin fût belle!
Mais cela ne gâche en rien le roman, l'écriture et le questionnement après lecture!

Je vous conseil cet ouvrage avec une bière bien houblonnée, un peu amer mais épicée : la Lupulus, provenant de la brasserie Les 3 Fourquets

Ceci accompagnera bien ces 🍟🍟🍟🍟🍟 bien mérités!

 

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