[Le mois des belges #3] On se ressemble sang pour sang

"Liens de sang" – Thierry Chassard – Edition du Rapois – 2018 – 520 p – 20 € 

 

Hello bande de fou!
Bon, la Belgique est éliminée de la ligue des nations mais rassurez vous….je suis toujours là!

Et c'est toujours, une nouvelle fois au SLAR, que j'ai fait la découverte des Editions du Rapois.
Une petite maison d'édition montoise qui propose des livres que je vous invite à ouvrir, parcourir et découvrir ici même!

Aujourd'hui, c'est du livre "Liens de sang" de Thierry Chassard dont je vais vous parler!
 

Mesdames et messieurs : l'auteur!

Je ne sais pas comment classifier ce roman, je vous laisse juger par vous même!

Je me suis penché sur la couverture, car il y a du travail! 

En voyant la couverture, ça saute aux yeux!
Toute rouge avec deux gonz…jolies filles, sœurs (jumelles?) bien habillé couché dans l'herbe rouge! Toutes soulevant un bras droit pour l'une, gauche pour l'autre mais regardant dans la même direction!

L'herbe rouge? Outre le roman de Boris Vian, j'ai voulu gratter plus loin!
L'herbe, symbole de semence, symbole de la nature! Là où tout est né…au final, ce que nous sommes!
Le rouge = La vie, le feu…
L'herbe rouge pourrait signifier la vie qui est générée mais aussi la vie qui renaît, comme celle du Phoenix.

En remettant les idées en place : deux sœurs complémentaires (à cause des bras! t'as vu !) qui ont vécu mais qui se ont besoin de se reconstruire!

Bon, maintenant, je vous invite à lire la quatrième de couverture 🙂

 

"Anastasia et Alison ne se connaissent pas ! Elles sont pourtant liées par le sang. Le destin les a séparées dès la naissance. Le malheur va leur permettre de se reconnaître mutellement. À moins qu’une fois de plus, rien ne se passe comme prévu.      

Dans ce roman étonnant, Thierry Chassard nous emporte dans une histoire haletante, parsemée de surprises et d’émotions. Des bas-fonds de la cité jusqu’aux lumières de la célébrité, nous découvrons le parcours étonnant d’Alison et Anastasia. Une histoire extraordinaire vécue par des personnes ordinaires ! On rit, on pleure, on tremble parfois, au fil des pages… Un roman qui se dévore ! Une histoire que l’on ne

quitte pas sans une envie d’en reprendre, encore et encore…       "

J'ai pas mal de choses à vous dire sur ce roman que je n'arrive pas à classifier.
Mais doit-on le classifier pour dire qu'il est aussi bon qu'un autre?
A mon sens, non!
J'ai l'impression que l'auteur s'est fait plaisir en partageant une histoire riche en pas mal de choses, avec quelques bémols à mon sens.

D'abord, j'ai pris plaisir à lire ce roman, ce qui fait beaucoup.
Composé de sept parties, cet ouvrage propose une écriture aérée, fluide nous invitant à découvrir cette histoire page après page, sans se rendre compte que le temps file!
 

On y parle d'Anastasia et d'Alison, des jumelles séparées dès la naissances. On y parle de leur histoire, de la richesse qu'elle s'apportent l'une à l'autre, de leur complémentarité et surtout, on y parle de la vie tantôt terrible, tantôt abondante.

"Voici ta nouvelle famille Alison! Ces personnes vont à partir de d'aujourd'hui s'occuper de toi. Et voici Debby, elle à 13 ans…
Alison les analysa d'un coup d'oeil, pour retourner immédiatement dans son monde occulte, celui de l'ombre"
 

 

" Elle aimait se promener dans la campagne et le long du littoral, la capote repliée, les cheveux au vent, tout en écoutant le concert de Laura Pausini ou le répertoire de Calogero qu'elle adorait."

L'auteur est généreux et désire nous explique tout ce qui a construit ces deux vies : de la cause de la séparation en passant par leur adolescence, jusqu'à cette terrible épreuve qui va les réunir mais aussi les renforcer!
L'expression "Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort" est illustré dans cette histoire.

Ensemble, on est plus fort

 

Heureusement Thierry Chassard n'est pas parti dans les travers des séries Disney ou des téléfilms à la noix que passe TF1 après le JT de 13h, à savoir  deux soeurs ne reconnaissant pas, que tout oppose et qui échange leur vie.
J'avoue que si ce roman partait en ce sens, le le jetais dans la broyeuse!
Ouf!

Cependant, j'ai eu l'impression d'un roman à trois vitesses :

1/ L'installation du décors se fait parfaitement. On parcours les pages à une vitesse folle, sans savoir où on va et puis… ça y est, tout prend un sens!

2/ La partie Girly, mais pas trop,  se mélange au passé et à la construction du futur de nos héroïnes.
Chacune étant l'opposé de l'autre. 
Ce drame permettra d'échanger les vies pour un moments.

3/ Les dernières parties du livre nous essaye de nous plonger dans un Thriller, mais pas trop!
Le méchant de l'histoire, a qui je mettait volontiers une tête de croate toute cabossée,  étant un être ignoble quand il est présent dans la scène, mais semble s'effacer quand on ne fait que parler de lui.
J'ai été un peu déçu par certaines parties nous promettant un homme détestable que l'on aurait adorer détester si ça présence se faisait ressentir plus psychologiquement!

L'image qu'on se construit de lui est forte puis tend à diminuer car elle est moins entretenue.

Quand je parle de Girly, je parle d'un monde où les licornes se ballade dans le jardin et où le monde est aussi beau qu'un glace à la vanille avec des pépites de toutes les couleurs.
En effet, bien que les filles ont du caractères, je ressentais de la sérénités ainsi que du "tout est beau, tout est jolie" dans leur comportement.
Je ne comprenais pas le pourquoi de ce comportement avec les événements endurés.

Cela mérite bien de boire un verre avec Thierry pour clarifier tout cela!

Je dois aussi te parler d'un bel anachronisme avec une plaque de signalisation 🙂

Ne jugez pas trop vite, je n'ai pas dis que le roman ne parlait de rien!
Au contraire, l'auteur nous propose des sujets durs et difficiles à aborder : La solitude, l'abandon, la manipulation par autrui, le viol et les décisions difficiles à prendre pour soi-même mais aussi, ses propres décisions perçues par les autres.

L'auteur nous invite à pardonner, mais aussi à relever la tête pour mieux se reconstruire en acceptant les choix difficiles.

"Ana rouvrit une dernière fois ses paupières…Le dur retour à la réalité, c'était ce trou puant, où elle perdait des forces au fils des heures." 

En bref, l'auteur nous touche au plus profond de nous même dans des scènes parfois difficiles mais trop souvent réelles malheureusement!

Pour cela, chapeau bas Thierry, faut oser.

En bref, même si ce n'est pas un coup de cœur, ce livre possède sa propre sensibilité pour parler de sujets difficiles mais aussi de partage et de rencontre inattendue.
Vous serez plongé dans ce roman en autant de temps qu'il faut pour le dire, le tout accompagné d'une  bonne Waestmalle Triple pour enjoliver le tout accompagné de 🍟🍟🍟🍟   !

Si vous décidez d'ouvrir ce roman pour y parcourir ses belles courbes, je vous invites à vous diriger ici, sur commande dans votre librairie préférée ou en contactant l'éditeur ici même

Bonne lecture

Follow:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *