[Le mois des Belges #8] – La vie à 200 BPM!

C’est avec « Electropismes », roman noir de Samuel Bury, publié chez Lilys Editons, que je vous emmène dans le milieu sombre et fermé du milieu électro et de ses DJ’s.

Ici, nous ne parlerons pas de Kid Noize, dont nous avons parlé il y a peu. (ICI) Mais bien de DJ de moindre envergure, bien que tout aussi bon!

Soyons direct!
Ce roman, je voulais le lire depuis longtemps, il me faisait de l’œil depuis sa sortie!
C’est sa couverture qi nous plonge illico derrière les platines m’a donné envie de plongé dans cet univers musicale particulier sans en connaitre sa quatrième de couverture!

Je tiens donc à remercier Lily’s Editions de m’avoir envoyé cet ouvrage par Service Presse ainsi qu’à Samuel Bury pour la dédicace !

Mesdames et Messieurs…L’auteur!



Je peux aisément vous dire qu’elle a été la surprise en parcourant cette histoire…je ne m’y attendais pas du tout!
Un roman audacieux, étrange, pas policier mais presque, n’ayant pas le succès qu’il mérite malheureusement!

Cependant certains passage pourraient être plus complet cela ne signifie pas que le roman soit mauvais au contraire, on en parlera plus tard, mais certains passages manquaient de consistance à mon sens!

Melvil est DJ et producteur de musique électronique. Il passe la plupart de son temps dans les bars et les clubs de Bruxelles à remplir les méandres de sa vie sexuelle et à appauvrir ceux de sa vie amoureuse. Au détour d’une proposition hasardeuse, il produira une bande-originale qui le précipitera sur le chemin de Mélissa : ex-petite amie d’un inspecteur de police en charge d’une enquête sur un réseau sévissant en ligne. Melvil savait-il à quoi ce morceau – composé à la demande – allait-il servir ? Electropismes est un néologisme créé par l’auteur et résumant à lui seul l’essence de ce roman noir.

Electropismes – Quatrième de couverture

ELECTROPISME, voilà un néologisme qui attirait mon attention depuis un moment.
« Electro », vu la couverture, le message est claire…on est plongé dans le monde des DJ Set’s.
« Tropisme », simplement une réaction suite à un phénomène extérieur.
Un événement soudain, changera à jamais la vie d’un DJ…ça peut nous emmener n’importe où!


ELECTROPISME pourrait donc signifier que l’on sera plongé dans le monde de l’électro où un phénomène soudain provoquera un renversement de situation…
Quel phénomène, la suite nous le dira!

A mon sens, Samuel Bury veut nous décrire un roman réaliste, sans prétention, représentatif de notre époque et des milieux underground..

Mais quel roman…de la première à la dernière page, vous êtes emporté sur le beat à 200 BPM! La lecture est rapide et cadencée au son de la musique électro.
D’ailleurs, je l’ai lu deux fois. La première fois en un jour.
La seconde, en deux…pour bien saisir le sens du roman.

Melvile, le héro sensible de notre roman, est DJ professionnel et producteur de musique électro, nous emporte dans son monde…Celui de la nuit, de la musique électro et des conquêtes féminines.

Ce dernier produira un son suite à une commande. De qui provient-elle? Pourquoi? Peu importe, seul compte son amour de la musique!
On nous parlera brièvement de la méthode de création du morceau musical. Ce qui me laisse croire que l’auteur connait légèrement le sujet.


J’ai ressenti le personnage de Melvil comme étant quelqu’un de paumé en recherche d’argent prêt à tous les contrats ou demandes de travail pour vivre décemment profitant de ces Set’s pour assouvir ses envies sexuelles au sein de la capitale belge. Milieu que je connais peu…

Difficile de qualifier réellement ce personnage amoureux de sa musique électronique, voulant avant tout faire passer de bons moments à ceux qui l’écoute.
il n’est pas méchant, assez naïf, se fout des conséquences…mais sa plus grande qualité : professionnel dans son métier!
En quelques mots : un homme auquel on s’attache, parfois niais ne voyant pas la chance qu’il a avec les personnes qui l’entourent voulant toujours mieux en allant toujours plus vite!

Un autre personnage qui m’a marqué est Mélissa. Penchant féminin de Melvile, fan de son travail, et découvre le pot aux roses de l’histoire.
Sa personnalité est proche de Melvile dans le sens où elle se laisse aller sans s’inquiéter vraiment des conséquences.



En ce qui concerne le fameux morceaux polémique, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit utilisé à des fins tels que le livre l’explique.
Je me suis senti trahi par un proche de notre héro ayant poussé à la commande de ce morceau.

D’ailleurs, ce personnage est fort intriguant, c’est l’ami de Melvil, lui parlant du fameux contrat, mais avec qui il gardera de bonnes relation alors que c’est ce même homme qui lui causera des soucis!
Est-il possible de concevoir qu’une personne vous mettant dans la mouise à ce point soit encore une personne de confiance ?



Bien que le roman de Samuel Bury se lit plus rapidement que la musique et que l’on rentre dans cette tornade de soirées électro, au final il me manque quelque chose.

A chaque lecture, je me posais la même question lors de la lecture de ce roman de 250 pages.
Comment peut-on arriver à la page 200 et se demander si le roman se clôturera ou si c’est une suite l’attend.
En effet, ce roman est très rapide, mais on voit ma la fin se dessiner…

Ce roman allait si vite qu’il m’en fallait toujours plus.
Dès lors, l’enquête se passant comme elle se devait, pourquoi ne pas confronter Samuel à sa création musicale dans sa moins noble utilisation, et ce, sur les lieux décrits dans le romans?
Pourquoi n’étions pas plus plongé dans cette enquête?
Et puis je me suis rappelé deux choses :

Et puis je me suis rappelé deux choses :
1/ Ce livre est un roman noir, pas un roman policier. Dès lors, est il nécessaire de se concentrer sur l’enquête? Je vous avoue que j’aurais aimé voir ce point développé, mais dès lors la promesse du « roman noir » n’aurait pas été tenu! (Petite frustration tout de même!)

2/ Le héro de ce récit n’est pas l’enquêteur, mais bien le DJ! Inutile donc de se concentrer sur les deux personnages en même temps…

Sauf que j’aurais vraiment aimé voir les deux protagonistes œuvrer ensemble en mettant chacun leur talent au service de la justice!
Cette scène aurait permis d’élever le roman et de me le situer en coup de cœur!

Je vous avoue qu’ Electropisme est un roman qui m’a pas laissé indifférent car difficile à qualifier. On ne peut donc que s’en rappeler!
Je n’étais pas prêt à vivre ce genre d’histoire dans ce milieu pas si fermé de l’électro.
Un point court toujours dans mon esprit…que devient Melvil… Allons-nous le revoir? Car ces événements devraient le rendre moins naïf…quoi que….

j’offre mes 🍟🍟🍟🍟   à partager avec Samuel Bury, avec qui j’espère, déguster ces dernières sur le beat!

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